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LA COMMUNE

HISTOIRE LOCAL DE VALENCE EN BRIE


La seigneurie de Valence avait une superficie à peu près égale à celle de la commune d’aujourd’hui. Elle comprenait à l’époque la ferme et le château de Valence, les fiefs des Bordes, des Carrois, des Gobys, du Chambry, des tenures roturières, allodiales et censives, les climats de justice, les terres de la fabrique de l’église. Dans le village, il y avait un four banal, trois pressoirs, une halle, une mare affectés aux besoin des habitants, le tout crée et entretenu par les seigneurs. Ces derniers étaient investis de haute, moyenne et basse justice. Le principal manoir et bien seigneurial des Bordes, paroisse de Valence-en-Brie, consistait, lui, en un grand corps de logis, écurie, bergerie, vacherie, grange et autre bâtiments, cour fermée de murailles, grande et petite portes d’entrée, tout servant à la ferme, avec 150 arpents de terres labourables.


Le village de Valence-en-Brie, situé dans le département de la Seine-et-Marne, au sud-est de Melun, se trouve  » au revers d’un coteau que gravit la route du Châtelet-en-Brie à Montereau, échelonné le long de cette route et celle de Machault à Échouboulains » , deux communes limitrophes de Valence. Autres localités appartenant au canton du Châtelet-en-Brie : Chartrettes et Moisenay, Sivry-Coutry et Fontaine-le-Port, Pamfou et Blandy-les-Tours, Les Écrennes, Féricy et Châtillon-la-Bordes.

Valence-en-Brie est au cœur d’une plainte fortement ondulée, qui est « limitée par une vallée profonde et une lisière de forêt ». Le village est ancien et il fut autrefois le siège d’une seigneurie, dont le territoire était entouré par les seigneurie de Machault, Vernou et la Grande Paroisse. Le recueil des hommages faits à Thibaut V, compte de Champagne (1256-1270), qui figure dans un ouvrage d’Auguste Longnon, nous apprend que Miles, Pierre et Regnault et Valence étaient, à cette époque, seigneurs des lieux qu’ils avaient reçus en fief du comte de Champagne.


Complétée par un très intéressant document sur « le percement de routes dans les bois de Valence » (27 mars 1736), la monographie de Franck, Matagrin retrace l’histoire de Valence-en-Brie depuis ses origine (constitution de la seigneurie qui dépendait alors des comtes de Champagne et de Brie au XIIIe siècle ) jusqu’en 1911, date à laquelle la comtesse de Jeoffre vendit la ferme du château de Valence et ses dépendances à M. Deutsch.

Les premiers seigneurs furent Miles, Pierre et Regnault de Valence mais un document de 1332 nous apprend que Simon de Paroy tint ensuite comme fiefs mouvants du roi de Freace la maison des Bordes (et autres biens…), après quoi la famille Allegrin (XVe siècle) posséda, entre autres, la seigneurie de Valence, avant les sires de Voisenon et de veuil (XVIIe siècle), et les Mouffle de Champigny (1710-1754), puis Mathieu Moron, dont la mort en 1790 coïncida avec la disparition de la seigneurie. Ce fut alors Denis Poan de Villiers, l’époux d’une de ses trois filles, qui géra les biens de la famille et qui ne figura plus dans les actes que comme propriétaire de la ferme des Bordes et celle de Valence… Les différentes successions, tant mobilières qu’immobilières, sont évoquées ensuite par l’auteur avec toute les précisions nécessaires, Franck Matagrin concluant sur une description de l’église de Valence et des inscriptions qui s’y trouvent.


La saga seigneuriale s’ouvre ainsi sur la maison de Valence qui tenait le fief du comte de Champagne. Elle se poursuit par le règne en ces lieux de la famille Allegrin, dont les armes sont « partie de gueule et d’argent à la croix ancrée de l’un et de l’autre » – le testament de Christophe-Auguste Allegrin, rédigé le 25 mars 1636 et retranscrit in extenso, étant un document d’une grande importance pour la connaissance de la vie et la seigneurie, des biens et des gens concernés – par celui des sires de Voisenon et de Veuil, puis de la maison Mouffle de Champigny et de Mathieu Moron qui fut le dernier seigneur de Valence de 1754 à 1790. Outre les hommes et les faits qui marquèrent toute cette époque, de nombreux actes officiels jalonnent l’histoire terrienne du domaine : la déclaration au terrier de Vernou du bois des Jaudès en 1680, la vente de la seigneurie en 1713, le bail de la ferme des Bordes en 1721, la déclaration des biens de Mathieu Moron en 1759… Suit naturellement la période (1790-1911) qui concerne Denis Poan de Villiers et ses successeure, propriétaires des fermes de Valence et des Bordes.